Section PS de Brive

Intervention de Patricia Bordas sur le budget de la ville de Brive

Le par

Conseil Municipal du mercredi 25 mars 2015, intervention de Patricia Bordas

PB

« Systématiquement, Monsieur le Maire nous accuse d’avoir endetté la ville de Brive sur la précédente mandature. Alors, je souhaite vous livrer une analyse objective de la situation de notre ville de Brive.

En effet, et de l’avis général des Brivistes, nous avons réalisé un très grand nombre d’opérations d’investissements et ce dès le début de notre mandature. Nous avons, je crois, doté la ville d’un grand nombre d’infrastructures nécessaires et indispensables dans une ville centre telle que Brive, qui doit être le moteur d’une grande Agglo de plus de 100 000 habitants, et aussi constituer un point d’appui pour la grande région de demain.

Je citerais seulement quelques-unes de nos réalisations :

– L’aménagement des Chapélies

– Le théâtre avec un EPCC que vous avez tant décrié pendant la campagne et que vous découvrez aujourd’hui

– La tribune du stadium

– Le terrain synthétique à la plaine des jeux

– L’aménagement autour de la collégiale

– L’aménagement de la place Jacques Cartier

– La halle Brassens…

Et je n’oublierais pas la voirie, domaine dans lequel, malgré des efforts supplémentaires importants (4 M€ par an) nous n’avons pas fait assez, c’est vrai, j’en conviens, mais le retard était tel qu’il a été difficile de mettre à niveau tout ce qui l’aurait mérité.

A ce propos, je constate que vous-même nous proposez de faire encore moins, malgré un discours très critique sur la situation de la voirie.

Oui, Monsieur le Maire, nous avons beaucoup investi (d’après vos dires investi pour deux mandatures), mais c’était à la fois pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie des Brivistes, à l’attractivité de notre ville ainsi qu’au développement de l’activité touristique.

Je veux aussi souligner que dans un contexte de conjoncture particulièrement difficile, nous avons aussi contribué en tant que donneurs d’ordres, au maintien d’un certain niveau d’activité notamment dans les secteurs du bâtiment et des Travaux Publics. N’est- ce pas aussi le rôle d’une collectivité territoriale telle que la nôtre ? Vous savez pertinemment que si nous n’avions pas fait ce choix ce sont de très nombreux salariés qui risquaient de se retrouver au chômage et vous en connaissez aussi les conséquences.

Alors c’est vrai qu’il y a forcément, maintenant, la possibilité d’adopter un rythme d’investissement inférieur, c’est aussi ce que nous avions envisagé et annoncé lors de notre campagne électorale ; ce choix d’un investissement très fort était lié donc d’une part par le manque d’infrastructure laissé par la précédente équipe municipale dont vous étiez le premier adjoint, et d’autre part par la conjoncture économique catastrophique pour notre bassin d’emploi briviste.

Alors, Monsieur le Maire, vous faites aujourd’hui beaucoup de communications sur le thème unique de la dette de la ville.

Attention à ne pas trop en faire vous-même, ainsi que certains membres de votre équipe, car vous pourriez nuire à l’image de Brive, alors que vous devriez être les premiers VRP de notre ville.

En permanence vous faites un zoom sur le personnel, à croire que comme un certain Nicolas Sarkozy, vous avez une aversion aux fonctionnaires territoriaux. Oui, nous avons sorti un grand nombre d’employés municipaux de la précarité. En effet, sous la mandature de Bernard Murat dont vous étiez le premier adjoint, il y avait des personnes, principalement des femmes, en CDD depuis 3, 4, 5 et même 7 ans. Et arrêtez de dire que nous avons embauché n’importe comment, vous savez aussi bien que moi que la masse salariale sous la mandature de Bernard Murat était déjà au-dessus de la moyenne des strates de notre ville, et vous savez aussi que les embauches que vous nous reprochez ont été réalisées majoritairement lors du transfert de la Caisse des écoles vers la ville et concernent des personnes en situations précaires travaillant dans les écoles et cantines. Ces mesures ont certainement permis à ces personnes en situations difficiles d’avoir des projets d’installations définitives sur notre bassin de vie de Brive et de l’Agglo.

Avec Bernard Murat, des emplois précaires,

avec nous de vrais emplois,

avec vous des licenciements, des fins de contrats, des suppressions de postes, le non remplacement de tous les départs de retraites et même des licenciements directs avec quelques échecs en perspective alors même que le remplaçant attend derrière la porte.

La diminution de la masse salariale proposée qui selon moi n’est pas tenable, entraînera obligatoirement une diminution importante des effectifs : combien : plusieurs dizaines, peut- être 50 ou plus ?

Alors à court terme cela est un vecteur de communication que vous utilisez massivement, mais vous qui parlez de sincérité, de transparence, de loyauté, ne croyez- vous pas qu’il faudrait dire aux Brivistes, quels services vous envisagez de réduire voire même de supprimer ?

On peut dire que l’on réduit les dépenses de personnel, les dépenses courantes de fonctionnement, mais il faut dire comment et faire connaître à minima l’impact sur les agents mais aussi surtout sur la population pour pouvoir faire des choix en toutes connaissances de cause.

Je ne suis pas là pour me battre sur les chiffres mais nous verrons bien lors de l’examen du prochain compte administratif. Je remercie les services qui ont répondu par mail à l’ensemble des questions que j’ai posées en commission.

Mais permettez- moi de formuler un vœu ; c’est que l’objectif que vous vous fixez sur la masse salariale ne soit pas atteint, c’est une des raisons de mon vote contre. Car vous allez devoir supprimer un très grand nombre de personnels et donc réduire les services rendus aux administrés avec un impact négatif sur l’attractivité de Brive.

La campagne électorale est terminée, de grâce arrêtez de noircir l’image de Brive, personne n’en sortira grandi.

En conclusion, je voudrais vous dire que j’accepte les divergences de vues, d’approches et d’analyses que nous pouvons avoir sur un budget, sur des chiffres mais je n’accepte pas les mauvais procès d’intention et surtout l’utilisation des mots qui laissent planer des doutes sur notre intégrité. Que nous ne soyons pas d’accord et que nous débattions ensemble mais pas avec la suffisance que j’ai entendu la dernière fois et avec des termes inacceptables : toboggan de la mort, camouflage de la dette, quand on est paraît-il un haut fonctionnaire on connaît la signification de tels termes, alors de grâce, un peu plus de discernement. »

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