Section PS de Brive

Intervention de Patricia Broussolle au conseil municipal de mars 2015 sur les orientations budgétaires

Le par

Patricia Broussolle

Monsieur le maire,

Un débat d’orientation budgétaire est le moment où s’expliquent les choix politiques présents et à venir ; Ce ne sont ni l’auditeur ni ses chiffres qui décident mais les élus.

L’audit financier fait état d’une évolution de la dette de 42M€ en 2008 à 89M en 2014. Selon vous il y aurait là une faute, je vous cite : »non-respect des préconisations de l’audit de 2008″et « volonté de pénaliser la ville en la privant de toute marge de manœuvre.» Si je vous comprends bien, dès 2009 nous aurions choisi de vous miner le terrain. Et bien non, Nous avions la volonté de continuer à œuvrer pour notre ville ; vous avez déclaré que le choix du même auditeur permettrait des comparaisons. Alors comparons.

Période 1995-2007: Deux mandatures de droite où vous êtes fortement impliqué. Une dette de 42M€ constatée en 2008. Avec 6 ou 7 augmentations des impôts locaux ; un foncier bâti porté 10 points au-dessus de la moyenne pendant la même période.

Que représentent ces 42M€ de dettes? Quels investissements? Un théâtre à l’abandon. Un centre aquatique obsolète qui menace de fermeture. Une salle  Chadourne en panne, une mise en accessibilité occultée, un pôle multimodal en panne, des équipements sportifs menacés ou insuffisants, une halle Brassens hors normes sanitaires ….. Voilà ce qu’en face des chiffres, l’auditeur n’a pas mis mais que les élus et les citoyens doivent mettre. 42M€ de dette et une ville qui périclite.

Que représente le passage de 42 à 89 M€ ? Tout ce qui n’avait pas été fait ; tout ce qui était à faire, la réalisation des investissements nécessaires dont personne, pas même vous, n’a contesté le bien fondé.

Vous arrivez. Et vous aimeriez être maire « bâtisseur ». Et bien il vous faudra vous contenter de terminer, et d’inaugurer ce que nous avons mis en place. Vous trouvez cela scandaleux, avec des accents alarmistes, de la démesure dans les mots et les postures.

Votre auditeur n’a pas pris en compte les réalisations de notre mandature. En face des chiffres il y a un patrimoine enrichi de notre ville, une attractivité accrue.

Cette situation nous l’aurions assumée sans pleurnicher et sans prendre des airs de victime sacrifiée sur l’autel de notre soi-disant incompétence et folie des grandeurs ;

Cette situation, nous l’aurions assumée car nous étions conscients ne vous déplaise ; nous l’avions annoncée dans notre campagne des municipales ;

Nous l’aurions assumée avec des économies dans la gestion et le fonctionnement mais en ayant le sens de l’humain, le respect de nos concitoyens.

Nous l’aurions assumée avec un investissement ramené à 12-13M€/an puisque l’essentiel avait été fait.

Cette situation nous l’aurions assumée car elle est le résultat d’un choix de développement : un vrai choix politique : assumer le rôle d’une ville centre dans et pour un territoire plus vaste ; c’est sur elle que repose une grande partie de l’attractivité du bassin de vie, dans un contexte de concurrence accrue entre les territoires. L’attractivité se construit sur la capacité de la ville centre à attirer par la qualité de ses équipements : c’est l’effet de centralité ;

même si la ville centre n’en récolte pas tous les fruits, elle porte pourtant une très grande part de responsabilité du développement de l’agglomération et au-delà ; (je vous invite à lire un document instructif sur ce sujet : le projet d’aménagement et de DD du SCOT sud Corrèze ).

La centralité pour une ville comme Brive est un devoir, mais elle a un cout : nous l’avons assumé et l’assumons.L’attractivité d’un territoire doit s’anticiper et se bâtir : c’est ce que nous avons fait pour 47 millions d’euros alors que vous n’aviez rien fait pour 42 millions…

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