Section PS de Brive

Le gouvernement mobilisé contre la pauvreté

Le par

8,5 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois

Les derniers chiffres publiés par l’INSEE et certaines associations concernant l’année 2010 dressent un constat sévère sur la pauvreté en France. La pauvreté a reculé de 1,3 point entre 1997 et 2002. Elle est repartie à la hausse depuis 2002, et en particulier depuis 2006, pour atteindre 14,1 % en 2010 : +1,2 point en 8 ans, soit une hausse sans précédent.

La pauvreté et la précarité ont de multiples corollaires :Le mal logement : 3,6 millions de personnes sont mal logées ou sans abris en 2012, selon la Fondation Abbé Pierre ; La dégradation des conditions d’accès aux soins, L’exclusion bancaire : 5 à 6 millions de personnes en 2011, selon la Croix Rouge Française. Au cours des cinq dernières années, les inégalités se sont creusées :- la proportion de personnes ayant un emploi a reculé ; le nombre de travailleurs pauvres et précaires a augmenté ; la revalorisation du Smic horaire brut a été limitée ; les écarts de salaires se sont aggravés.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la valeur de solidarité est un des fondements de notre pacte social. A l’épreuve de la crise, qui menace la cohésion de notre société, notre modèle social doit être renforcé. C’est tout l’objet de la politique que mène le gouvernement. La France ne pourra regagner en performance économique sans renforcer la solidarité, envers les plus démunis comme envers ceux qui travaillent mais peinent à s’en sortir.

Les actions engagées : Le gouvernement a d’ores et déjà décidé de mesures  portant sur le pouvoir d’achat, le logement, l’hébergement d’urgence, et l’accès aux soins des personnes en situation de précarité :  La revalorisation de 25% de l’Allocation de rentrée scolaire, bénéficiant à 2,8 millions de foyers modestes ;Le relèvement de 20% à 25% du seuil minimal de logements sociaux dans toute commune de plus de 3500 habitants ; La construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux ; L’encadrement des loyers pour préserver les locataires d’augmentations abusives dans les zones sous tension. Cela concerne 26 millions d’habitants ; La suppression de la franchise médicale de 30 euros imposée en 2011 aux sans-papiers bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat ; La fin de la politique « du thermomètre » dans les hébergements d’urgence, afin d’adapter toute l’année l’offre d’hébergement aux besoins observés sur le terrain ; Le déblocage d’une enveloppe de 50 M€ pour financer des mesures d’urgence en matière de veille sociale, d’hébergement d’urgence, et de prise en charge des demandeurs d’asile.

Les réformes fiscales déjà entreprises ont également visé à préserver les ménages modestes. Selon le directeur de l’Ecole d’économie de Paris, François Bourguignon, le budget 2013 permet non seulement de contenir mais même d’infléchir la hausse des inégalités qu’induit la crise. Nous sommes le seul gouvernement en Europe à avoir placé si haut notre ambition.

La conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale des 10 et 11 décembre  a marqué l’aboutissement d’une concertation sans précédent entre les pouvoirs publics et la société civile (services de l’État, collectivités territoriales, associations, partenaires sociaux, experts et, pour la première fois, des personnes en situation de précarité et de pauvreté.). Des rapports thématiques centrés sur des propositions concrètes ont été élaborés, autour de l’emploi, du logement, de la santé, de la famille, du surendettement, de la gouvernance de l’action sociale, enfin de l’accès aux droits et des minima sociaux.

Le gouvernement a décidé le 21 janvier de mettre en place un Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale . La lutte contre la pauvreté fera l’objet d’une action interministérielle. Les ministres repartiront avec leur propre feuille de route, intégrant ainsi l’inclusion sociale au coeur de leurs politiques sectorielles. Le plan de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale sera ensuite mis en oeuvre, à l’échelle nationale comme au niveau territorial, et fera l’objet d’un suivi rigoureux, au fil du quinquennat.

L’objectif  fondamental est de changer durablement la donne et donner aux citoyens le signal d’un changement d’approche des questions de solidarité dans notre pays :

Avec la droite c’était stigmatisation des plus démunis et promesses non-tenues : En 2006, Nicolas Sarkozy promettait d’atteindre l’objectif de «zéro SDF», deux ans après son élection. Un million de personnes en situation de pauvreté en plus en cinq ans, c’est ça le bilan de la droite. Souvenons-nous : l’ancien ministre Wauquiez évoquait l’assistanat, comme un «cancer de la société».

Le nouveau modèle français, pour lequel plaide le Premier ministre, s’appuie sur la confiance en la capacité de la société à donner leur place à l’ensemble des citoyens. La stigmatisation et l’abandon à leur sort des pauvres et des travailleurs précaires est une époque terminée. Le volontarisme face à la souffrance sociale a remplacé la stigmatisation des plus démunis. L’assistanat n’est pas un cancer, c’est la pauvreté qui ronge la France !

Avec la gauche, des propositions ambitieuses

Le RSA aujourd’hui à 483 euros sera revalorisé à hauteur de 10% (hors inflation) d’ici à 2017. Une première hausse de 2% interviendra dès septembre 2013.

Les plafonds de ressources pour accéder à la CMU-C et à l’ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé) seront relevés dès septembre 2013 : 750 000 personnes supplémentaires pourront ainsi y accéder.

Instauration d’une «Garantie jeunes» pour les 18-25 ans sans emploi ni formation : accompagnement vers l’insertion et droit à une allocation d’un montant équivalent au RSA (environ 450 euros).

9 000 places de plus en hébergement d’urgence

D’autres mesures concernant les familles en difficulté, l’accès aux crèches, la durée des emplois aidés ou encore la lutte contre le surendettement sont proposées. 2,5 milliards d’euros seront mobilisés d’ici 2017, sans impôts supplémentaires.

 

C’est dans le même esprit que Marie-Arlette Carlotti Ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, va parcourir la France pour mobiliser les acteurs locaux et faire du plan une réalité dans chaque territoire. . Cette participation citoyenne et l’implication de l’ensemble des acteurs a été la méthode d’élaboration du plan mais aussi la méthode de la mise en œuvre des mesures comme la « Garantie jeune » ou la réforme du RSA activité et de la prime pour l’emploi.

Pour la première étape de ce tour de France de la solidarité, Marie-Arlette Carlotti s’est rendu en Loire-Atlantique, dans la ville de Nantes, jeudi 14 février 2013 pour présenter le volet « accès aux droits ». Elle était  accompagnée par François Chérèque, Inspecteur général des affaires sociales, chargé par le Premier ministre du suivi du plan.

La ministre veut rompre avec la stigmatisation des personnes aidées et le procès en assistanat qui leur a été fait. Au contraire, elle mise sur leur autonomie et leur expérience pour améliorer certains dispositifs qui manifestement dysfonctionnent. C’est ce message que Marie-Arlette Carlotti portera dans son Tour de France de la solidarité : la France a besoin de toutes ses forces vives pour retrouver un nouvel élan. Le Gouvernement continuera donc à lier compétitivité et solidarité dans un souci de cohésion et de justice.

Les principaux axes de travail du plan pluriannuel seront déclinés ainsi :

A Marseille le 22 février 2013, aux côtés de Martin Hirsch, Président de l’Agence du service civique, pour promouvoir les mesures concernant l’insertion des jeunes par le service civique.

A Rennes, le 28 février 2013, aux côtés de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement sur les réponses données à la fragilisation des femmes vivant seules ou en charge de famille.

A Saint-Etienne, le 7 mars 2013, aux côtés de Cécile Duflot, Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement sur les questions d’hébergement et d’accès au logement.

A Grenoble, le 28 mars 2013, aux côtés de Benoît Hamon, Ministre délégué en charge de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation afin de promouvoir les mesures en matière d’accès aux services bancaires.

 

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      Source : le Monde.fr (les Mblogs, l'actu en  patates , blog de Martin Vidberg)
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